Protection des données
Politique de confidentialité
Un registre du temps de travail traite des données sensibles pour les salariés. Voici précisément lesquelles, pourquoi, combien de temps, et qui d’autre les voit.
Version 1.0 — en vigueur depuis le 5 août 2026.
1. L’essentiel en cinq points
- Les données du registre appartiennent à votre employeur ; elles sont hébergées en France et traitées pour son compte uniquement.
- Aucune donnée biométrique ne parvient à La Badgeuse : votre visage ou votre empreinte sont vérifiés par votre appareil, localement.
- La position n’est enregistrée qu’à l’instant du badgeage, et seulement si l’employeur a activé la zone de badgeage. Il n’y a aucun suivi continu.
- Aucun traceur publicitaire, aucune mesure d’audience tierce, aucune revente, aucune utilisation à des fins d’entraînement d’une intelligence artificielle.
- Le service est aujourd’hui fourni à titre gracieux par Thomas HERY, personne physique : le modèle économique n’est pas la donnée, il n’a simplement pas encore commencé.
2. Qui est responsable de quoi
Deux situations doivent être distinguées, car elles n’ont pas le même responsable.
- Données du registre salariés
- L’employeur est responsable de traitement. C’est lui qui décide de tenir un registre, qui crée les comptes, qui active ou non la géolocalisation, qui informe ses salariés. Thomas HERY agit comme sous-traitant au sens de l’article 28 du RGPD : il héberge et fait fonctionner l’outil, sur instruction de l’employeur, sans usage propre des données. Les conditions de cette sous-traitance figurent en annexe.
- Site vitrine et création d’un registre employeurs
- Thomas HERY est responsable de traitement pour les données recueillies lors de la création d’un registre (nom et SIRET de l’entreprise, adresse et position de l’établissement, adresse électronique de l’administrateur), pour les échanges de support et pour les journaux techniques du serveur.
Si vous êtes salarié et que vous vous interrogez sur les données vous concernant, adressez-vous d’abord à votre employeur : c’est lui qui décide de ce qui est collecté.
3. Données traitées et bases légales
| Données | Pourquoi | Base légale |
|---|---|---|
| Identité du salarié : nom, prénom, adresse électronique (facultative) | Identifier la personne dans le registre et sur les exports | Obligation légale de l’employeur (art. L3171-2 et L3171-4 du Code du travail) |
| Code PIN, sous forme hachée (jamais en clair), et index de recherche calculé à l’aide d’une clé secrète, non réversible | Authentifier la personne qui badge, sans stocker son secret | Intérêt légitime : fiabilité du registre |
| Clé d’accès (passkey) : clé publique et compteur d’usage | Authentification forte par l’appareil de confiance | Intérêt légitime : sécurité des accès |
| Pointages : sens (arrivée/départ), horodatage serveur, corrections et confirmations | Constituer le registre du temps de travail | Obligation légale de l’employeur |
| Position au moment du badgeage : latitude, longitude, précision annoncée par l’appareil, distance à la zone — uniquement si l’employeur a activé la zone de badgeage | Vérifier que le pointage a lieu sur le lieu de travail | Intérêt légitime de l’employeur, sous réserve de proportionnalité et d’information préalable des salariés |
| Adresse IP et navigateur (user-agent) des actions inscrites au registre | Valeur probante : rattacher une écriture à son contexte, détecter les usages anormaux | Intérêt légitime : intégrité et sécurité du registre |
| Créneaux de planning et tâches, si ces modules sont activés | Organiser le travail et signaler les écarts au planning | Intérêt légitime de l’employeur |
| Adresse électronique d’abonnement au récapitulatif hebdomadaire, abonnement aux notifications (adresse technique du navigateur et clés publiques associées) | Envoyer un récapitulatif ou une notification demandée | Consentement de la personne, révocable à tout moment |
| Journal des actions d’administration (qui a créé, corrigé, exporté, modifié un réglage) | Traçabilité, sécurité, preuve | Intérêt légitime : intégrité du registre |
| Données | Pourquoi | Base légale |
|---|---|---|
| Nom, SIRET, adresse et position de l’établissement, adresse électronique de l’administrateur | Créer le registre, identifier l’entreprise, préparer la zone de badgeage, envoyer le lien d’activation | Mesures précontractuelles et exécution du service demandé |
| Vérification du SIRET auprès du registre public des entreprises (annuaire officiel de l’État) | S’assurer que l’entreprise déclarée existe et correspond au nom saisi | Intérêt légitime : lutte contre les inscriptions frauduleuses. Aucune donnée personnelle de salarié n’est transmise. |
| Alerte interne à chaque création de registre (nom de l’entreprise, adresse électronique de l’administrateur) | Suivre les inscriptions et accompagner les nouveaux registres pendant la bêta | Intérêt légitime : exploitation du service |
| Journaux techniques du serveur web (adresse IP, page appelée, date, navigateur) | Sécurité, diagnostic d’incident, lutte contre les abus | Intérêt légitime : sécurité du service |
| Échanges de support | Répondre à votre demande | Intérêt légitime : assistance |
Aucune donnée n’est utilisée pour une décision entièrement automatisée produisant des effets juridiques, ni pour du profilage. Les alertes du service (pointage hors zone, hors planning, absence signalée) sont des signalements portés à un responsable humain, qui décide seul de la suite.
4. Ce que La Badgeuse ne fait pas
- Aucune donnée biométrique n’est transmise ni stockée. Lorsqu’un salarié déverrouille par visage ou empreinte, la vérification est faite par son appareil ; le service ne reçoit qu’une confirmation cryptographique d’identité. Aucune image, aucun gabarit d’empreinte ne quitte l’appareil.
- Aucun suivi de déplacement. La position n’est demandée qu’au moment où l’on badge, et uniquement si la zone de badgeage est activée. Entre deux pointages, rien n’est collecté. L’application ne fonctionne pas en arrière-plan.
- Aucun traceur publicitaire, aucun outil de mesure d’audience tiers, aucun bouton de réseau social, aucune balise externe — ni sur le site, ni dans l’application.
- Aucune revente ni partage commercial des données, sous quelque forme que ce soit, y compris agrégée.
- Aucun entraînement de modèle d’intelligence artificielle sur vos données.
- Aucune écoute, aucune caméra, aucune capture d’écran. Le service ne demande ni micro, ni caméra.
5. Cookies
Le service dépose un unique cookie de session, strictement nécessaire au fonctionnement : il maintient votre connexion le temps de votre visite. Il est limité à l’adresse exacte de votre registre, n’est pas partagé entre entreprises et disparaît à la fermeture de la session.
Aucun cookie publicitaire, de mesure d’audience ou de personnalisation n’est utilisé. C’est pourquoi aucun bandeau de consentement ne vous est présenté : il n’y a rien à consentir.
6. Durées de conservation
| Donnée | Durée | Pourquoi cette durée |
|---|---|---|
| Registre : pointages, corrections, journal des actions | Toute la durée de vie du registre, puis 5 ans | Le décompte doit être tenu à la disposition de l’inspection du travail pendant 1 an ; les actions relatives au salaire se prescrivent par 3 ans ; la CNIL admet 5 ans pour les éléments liés à la paie. L’employeur peut demander une durée plus courte. |
| Adresse IP et navigateur associés aux écritures | Même durée que l’écriture qu’ils accompagnent, au maximum 5 ans | Ces éléments font partie de l’empreinte probatoire de l’écriture |
| Compte salarié (identité, adresse électronique, code d’accès) | Tant que la personne figure au registre ; anonymisé sur demande d’effacement | Voir l’article 7 ci-dessous |
| Abonnement au récapitulatif hebdomadaire, abonnement aux notifications | Jusqu’au retrait, immédiat et sans justification | Fondé sur le consentement |
| Journaux techniques du serveur | 12 mois au plus | Sécurité et diagnostic |
| Sauvegardes de la base de données | 14 jours en rotation | Restauration après incident. Une donnée effacée disparaît des sauvegardes au terme de cette rotation. |
| Données de création de registre et échanges de support | 3 ans après le dernier contact | Suivi de la relation et preuve |
À la clôture d’un registre, les données sont supprimées ou anonymisées dans un délai de 30 jours, sauf obligation légale de conservation ou instruction contraire de l’employeur. Exportez votre registre avant la clôture.
7. Le cas du registre inaltérable
La valeur d’un registre de temps de travail tient à ce qu’on ne puisse pas le réécrire après coup. Chaque écriture est donc chaînée à la précédente par empreinte cryptographique, puis scellée quotidiennement avec un horodatage indépendant. Supprimer une ligne romprait la chaîne et détruirait la preuve pour toutes les autres.
Le droit à l’effacement s’exerce donc par pseudonymisation, procédé expressément admis par le RGPD lorsque la conservation répond à une obligation légale ou à la constatation d’un droit en justice (article 17.3 b et e) :
- l’identité de la personne est remplacée dans sa fiche par une mention neutre, son adresse électronique et son téléphone sont effacés, son compte est désactivé ;
- toutes les interfaces — consultation, administration, export — n’affichent plus que la mention neutre ;
- l’opération elle-même est inscrite au registre (date, demandeur, motif), pour être vérifiable ;
- seules subsistent les écritures historiques nécessaires à l’intégrité de la chaîne, dont l’accès est restreint.
Cette limite est assumée et documentée : elle est le prix de l’inaltérabilité, qui protège aussi le salarié — un employeur ne peut pas effacer discrètement une journée travaillée.
8. Qui d’autre voit les données
Au sein de votre entreprise : les administrateurs que vous avez désignés, et chaque salarié pour ses propres pointages. Aucun registre n’est visible depuis un autre registre.
En dehors, la liste est courte et complète :
| Prestataire | Rôle | Ce qu’il voit | Localisation |
|---|---|---|---|
| OVH SAS (OVHcloud) | Hébergement du serveur et de la base de données, envoi des courriels | Les données hébergées, sans y accéder en pratique ; le contenu des courriels envoyés | France (Gravelines) |
| Service d’horodatage RFC 3161 | Sceller chaque journée du registre à une date certaine | Une empreinte cryptographique uniquement — aucune donnée personnelle, aucun pointage, rien qui puisse être reconstitué | Sans objet : aucune donnée personnelle ne lui est transmise |
| Service de notification du navigateur (Apple, Google, Mozilla selon votre appareil) | Acheminer une notification jusqu’à votre téléphone, si vous les avez activées | L’adresse technique de votre navigateur. Le contenu est chiffré de bout en bout : le relais ne peut pas le lire. | Hors Union européenne selon l’éditeur du navigateur |
| Prestataire de paiement (Stripe) | Encaisser une adhésion — sans objet dans le régime gratuit actuel | Les données de facturation de l’entreprise, jamais les données du registre | Union européenne et États-Unis, sous clauses contractuelles types |
Les données du registre ne font l’objet d’aucun transfert hors de l’Union européenne. Elles peuvent être communiquées à une autorité (inspection du travail, autorité judiciaire) sur réquisition régulière ; l’employeur en est alors informé, sauf interdiction légale.
9. Sécurité
- Chiffrement systématique des échanges (HTTPS obligatoire, y compris sur les sous-domaines).
- Cloisonnement des registres : chaque entreprise dispose de sa propre adresse, de ses propres sessions et de ses propres caches ; les requêtes sont filtrées par entreprise à tous les niveaux.
- Secrets jamais stockés en clair : les codes PIN sont hachés, et la recherche d’un salarié par son PIN passe par un index non réversible, calculé avec une clé secrète conservée hors de la base.
- Authentification forte par clé d’accès (WebAuthn) sur les appareils de confiance, et re-vérification exigée pour les actions d’administration sensibles.
- Intégrité vérifiable : chaînage par empreinte SHA-256, scellement quotidien horodaté, export accompagné d’une signature vérifiable par un tiers.
- Sauvegardes quotidiennes de la base, contrôlées par empreinte et conservées en plusieurs copies.
- Traçabilité des actions d’administration, et accès aux serveurs restreint à l’éditeur.
Aucun système n’est infaillible. En cas de violation de données susceptible d’engendrer un risque, l’éditeur en informe l’employeur concerné dans les meilleurs délais et au plus tard 48 heures après en avoir pris connaissance, avec les éléments nécessaires à sa propre notification à la CNIL. Une faille peut être signalée à support@la-badgeuse.fr ; un signalement de bonne foi n’expose son auteur à aucune poursuite.
10. Vos droits et comment les exercer
Vous disposez des droits d’accès, de rectification, d’effacement, de limitation, d’opposition et de portabilité, ainsi que du droit de retirer votre consentement lorsque le traitement s’y appuie (récapitulatif hebdomadaire, notifications).
- Salarié : adressez votre demande à votre employeur, responsable du traitement. Vous pouvez déjà consulter vos pointages à tout moment depuis votre historique, et demander une correction directement dans l’application.
- Employeur : écrivez à contact@la-badgeuse.fr. L’éditeur vous assiste dans le traitement des demandes de vos salariés, y compris l’anonymisation décrite à l’article 7.
- Délai : un mois, prolongeable de deux mois si la demande est complexe. Une réponse motivée est donnée dans tous les cas.
- Portabilité : l’export du registre (PDF et CSV) est disponible à tout moment depuis l’interface d’administration.
Aucun délégué à la protection des données n’a été désigné : le service ne remplit pas les conditions qui l’imposent, et l’éditeur répond personnellement à contact@la-badgeuse.fr.
Si une réponse ne vous satisfait pas, vous pouvez saisir la CNIL : 3 place de Fontenoy, TSA 80715, 75334 Paris Cedex 07 — cnil.fr.
11. Annexe — sous-traitance (article 28 RGPD)
Cette annexe constitue l’acte juridique encadrant le traitement des données du registre par l’éditeur pour le compte de l’employeur. Elle est acceptée en même temps que les conditions d’utilisation, et peut être remplacée par un contrat distinct signé entre les parties.
- Objet et finalité
- Hébergement et exploitation d’un registre de temps de travail pour le compte de l’employeur, à l’exclusion de toute finalité propre à l’éditeur.
- Nature des opérations
- Collecte au moment du badgeage, enregistrement, structuration, conservation, consultation, extraction, communication à l’employeur, effacement ou anonymisation.
- Catégories de données
- Identité, données de connexion et d’authentification, horaires de travail, position au moment du badgeage lorsque cette option est activée, données d’organisation (planning, tâches) lorsque ces modules sont activés. Aucune donnée biométrique, aucune donnée de santé, aucune donnée relevant de l’article 9 du RGPD.
- Personnes concernées
- Salariés et administrateurs inscrits au registre par l’employeur.
- Durée
- Celle de l’utilisation du service, prolongée des durées de conservation de l’article 6.
- Instructions
- L’éditeur ne traite les données que sur instruction documentée de l’employeur — les réglages de l’application et les demandes écrites valant instructions. Il informe l’employeur s’il estime qu’une instruction constitue une violation du RGPD.
- Confidentialité
- L’éditeur est seul à disposer d’un accès technique ; il est tenu à la confidentialité, sans limitation de durée. Toute personne qui viendrait à l’assister serait soumise au même engagement écrit.
- Sécurité
- Mesures techniques et organisationnelles décrites à l’article 9, revues à mesure de l’évolution du service.
- Sous-traitants ultérieurs
- Ceux listés à l’article 8, autorisés de façon générale par l’employeur. Tout ajout ou remplacement est annoncé par courriel avec un préavis de 30 jours, l’employeur pouvant s’y opposer et, à défaut d’accord, clôturer son registre après export.
- Assistance
- L’éditeur assiste l’employeur pour répondre aux demandes d’exercice de droits, pour notifier une violation de données et, le cas échéant, pour une analyse d’impact.
- Sort des données en fin de contrat
- Au choix de l’employeur : restitution par export complet, puis suppression ou anonymisation dans les 30 jours, sous réserve des obligations légales de conservation. La restitution est possible avant toute clôture, et sans frais.
- Documentation et audit
- L’éditeur met à disposition les informations nécessaires pour démontrer le respect de l’article 28 et se prête aux audits raisonnables de l’employeur, sous réserve de préavis, de confidentialité et de préservation de la sécurité des autres registres.
- Registre des traitements
- L’éditeur tient un registre des catégories d’activités de traitement effectuées pour le compte des employeurs, communicable sur demande.
Le service étant aujourd’hui fourni par une personne physique, cette annexe engage Thomas HERY personnellement. Elle sera reprise à l’identique par la société lors de son immatriculation, sans nouvelle acceptation requise si aucune de ses clauses ne change.
12. Contact et mise à jour
Pour toute question relative à cette politique ou à vos données : contact@la-badgeuse.fr.
Cette politique peut évoluer avec le service ou la réglementation. Toute modification substantielle est annoncée par courriel aux administrateurs des registres actifs avant son entrée en vigueur. La version applicable est celle publiée ici, datée en tête de document.